Interview de Mike Portnoy de Dream Theater :
Dans une récente interview donnée au San Antonio Metal Examiner, le batteur de Dream Theater Mike Portnoy nous parle de la future tournée du groupe en première partie d’Iron Maiden, de son travail au sein d’Avenged Sevenfold, de ses attentes et de bien d’autres choses encore.
Q: C’était quand la dernière fois que vous avez fait la première partie d’un groupe et quel était ce groupe ?
A : On a fait que deux premières parties dans le passé. La première fois c’était pour Deep Purple en 1998 puis pour Yes en 2004. On a aussi fait des ouvertures de festivals avec des tas de groupes mais réellement la troisième fois qu’on va suivre un groupe en première partie sur toute une tournée.
Q: Est-ce un défi de concentrer votre set pour ne pas excéder la durée d’une première partie, vu que la plupart de vos chansons durent plus de 10 minutes ?
A: Ouais, c’est pas facile. On a l’habitude de jouer beaucoup, beaucoup plus longtemps, alors faire des concerts de 50 minutes c’est vraiment une bouffée d’air frais et ça nous change énormément. Mais c’est un peu la galère quand je dois faire la setlist. Quand on joue normalement, je vais creuser profond dans notre répertoire. Mais en tant que première partie, j’essaie ne garder que les titres les plus appréciés du public, du coup j’essaie de composer aussi en fonction de l’audience de Maiden. Je garde les hits. Même si on n’a pas vraiment de hits, mais bon tu vois, je garde nos morceaux les plus emblématiques.
Q : Dream Theater est l’exemple parfait du groupe anti-radio et anti-vidéo de par la complexité et la durée de vos chansons. Alors comment vous faites pour être toujours aussi reconnu après 25 ans de carrière ?
A : Nos fans. On a des fans incroyables qui se sentent très concernés. Les fans de Dream Theater ne sont pas des fans comme les autres. Ils sont dévoués. Ils nous aiment car on a toujours été à contre-courant. On n’a jamais été un groupe FM. On est probablement un des plus gros groupe ‘culte’ du moment, et nos fans sentent qu’ils font parti de ce club réservé dont les autres ne font pas partie.
Q : Avec tous les prix que tu as remporté et étant considéré comme un des batteurs les plus connus de l’industrie, quel est l’aspect de ton travail qui représente le plus gros challenge pour toi ?
A : Pour être parfaitement honnête, je pense que ce qu’il y a de plus dur pour moi est de vivre ma notoriété. J’ai gagné des prix et acquis une reconnaissance de la part de l’industrie. C’est un grand honneur pour moi, mais c’est une chose énorme que je dois assumer chaque jour. Tu sais, j’ai rien demandé. Tout ce que je veux, c’est jouer de la batterie, mais je sais qu’il y a des attentes par rapport à ça et je dois y répondre. Parfois, c’est intimidant.
Q : Comment s’est déroulée la conversation lorsque M. Shadows et Avenged Sevenfold t’ont contacté pour enregistrer et éventuellement partir en tournée ?
A : Et bien j’étais en contact avec eux avant la mort de Jimmy. Je correspondais avec Jimmy. Il m’envoyait des e-mails car c’était un très grand fan de mon travail. Ensuite je suis devenu ami avec M. Shadows. Dès que j’ai entendu que Jimmy était décédé, j’ai appelé M. Shadows pour lui présenter mes condoléances et lui apporter mon soutien. Je voulais lui dire que j’étais présent au niveau personnel. Après l’enterrement, j’ai reçu un appel de leur manager, puis de M. Shadows, et ils m’ont demandé si je souhaitais finir l’album. J’étais très honoré, et heureusement j’avais du temps à ce moment là. On s’est vu à L.A. pour diner et trainer ensemble. Les gars étaient très touchés par ce tragique événement. C’était très, très dur pour eux. C’est une grande famille. Mais j’ai accepté et j’ai fini l’album, on a passé de supers moments aussi bien professionnellement que personnellement, et ils m’ont accueilli dans la famille.
Q : As-tu eu des difficultés à rester sur les traces de Jimmy tout en imposant ton propre style pendant l’enregistrement de l’album ?
A : Je ne voulais pas imposer mon style sur l’album. Ca n’était pas mon objectif. On m’a demandé de faire ça pour jouer les parties de Jimmy comme il l’aurait fait, pas pour imposer Mike Portnoy dans Avenged Sevenfold. Ceci dit, j’ai du faire des efforts. J’ai passé beaucoup de temps à être dirigé par le groupe. Je n’ai pas l’habitude qu’on me produise. En temps normal, quand je rentre en studio, je fais mon truc, mais cette fois j’ai été dirigé dans ce que je faisais. Mais de temps en temps ils me disaient quand même, ‘Va-y, fais comme tu le sens.’
Q : Et tu n’as pas mis longtemps avant de te faire tatouer le logo d’Avenged pas vrai ?
A : Après avoir passé 10 jours en studio – tu sais ils ont vraiment un esprit de famille. Il y a les membres du crew, leurs copines et femmes, et vers la fin de l’enregistrement, je savais qu’il fallait que je me fasse tatouer le logo pour commémorer le fait d’être un membre de la famille. Ca n’était pas seulement une session d’enregistrement. C’était une expérience chargée en émotion pour moi.
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]source: roadrunnerrecords.fr