Iron Maiden se laisse aller dans un élan de métal progressif avec le nouvel album The Final Frontier. Les médias étaient invités à écouter l'album dans un endroit secret de Montréal en compagnie du charismatique gérant du groupe, Rod Smallwood.
L'album commence de façon plutôt surprenante avec l'intro Satellite 15... qui semble selon moi interminable, mais par contre, un coup passé cette intro, la chanson The Final Frontier commence et c'est sur un riff de guitare vraiment intense et très classic rock que l'album débute. Cette chanson est tout simplement géniale et donne le ton à cet album rempli de surprises. Des surprises? Eh bien oui, Maiden ne nous a pas habitués à ça dans le passé en répétant trop souvent la même formule musicale qui semblait marcher quand même auprès des fans du groupe. Le fait d'exploiter un côté clairement plus progressif apporte des longueurs musicales auxquelles nous ne sommes pas trop familiers pour Iron Maiden. Il est donc clair que cet album demande plusieurs écoutes pour bien comprendre tout ce qui se passe et, du même coup, le son de Maiden reste en avant-plan et on ne se sent pas trop en terrain inconnu malgré ce gros changement.
J'ai aussi beaucoup apprécié la chanson Coming Home qui, par ses couplets, nous rappelle un peu Children of the Damned. Elle a clairement un côté "années 80" qui fait quelque peu nostalgique. Les mélodies du refrain et du solo de guitare sont vraiment très accrocheuses!
Sur The Alchemist, la section rythmique rappelle beaucoup la chanson Be Quick Or Be Dead, mais c'est surtout avec la bonne mélodie du refrain et les harmonies de guitares que cette chanson est venue me chercher.
Un autre des moments forts de cet album est la chanson Starblind. Chanson plus douce avec des harmonies de guitares vraiment intenses qui nous rappellent que les gars d'Iron Maiden sont les maîtres des tierces à la guitare. Un autre refrain empreint d'émotion et un bridge très prog qui peut rappeler un peu la chanson A National Acrobat de Black Sabbath.
Quelle surprise d'entendre Iron Maiden faire un extrait prog et funk dans la chanson The Man Who Would Be King. Je ne suis pas sûr que c'est à sa place sur un album de Maiden malgré le fait que le reste de la chanson offre un refrain plutôt original et une structure très "Maiden".
Dans quelques autres chansons, la voix de Bruce Dickinson vient un peux gâcher la sauce. Il essaie parfois de chanter comme à l'époque des années 80 et on sent bien que s'il forçait juste un peu plus, sa voix casserait sur le champ (ou sur le chant, si on veut faire un jeu de mots). C'est le cas avec les chansons Mother Of Mercy, Isle Of Avalon et The Talisman, qui ne sont pas mauvaises mais qui auraient passé beaucoup mieux avec une approche vocale différente de la part de monsieur Dickinson.
Tous les intéressés ont déjà entendu la chanson El Dorado qui, par son refrain quand même très accrocheur, est déjà devenue un classique chez les fans de Maiden.
L'album se termine avec la chanson When The Wild Wind Blows, aux airs un peu celtiques, sur un thème de marin en haute mer, etc. Je dois avouer qu'elle n'est pas venue me chercher, mais que selon les réactions autour de moi, il y en a qui ont apprécié. Elle est ambiante et assez prog à la fois. C'est une chanson qui laisse plus de place au texte qu'aux prouesses musicales.
En bout de ligne, Iron Maiden a enfin essayé quelque chose de nouveau et, juste pour ça, je suis plus que content! J'aime bien quand un groupe culte cherche à explorer de nouvelles avenues. Ce n'est pas l'album de l'année, mais ce n'est pas une déception non plus. The Final Frontier s'écoute bien et j'ai bien hâte d'entendre les chansons en spectacle.
Auteur : Patryk Pigeon
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